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Sur ce site, la matière des maladies professionnelles sont expliquées de la manière la plus claire possible. Il s’agit toutefois d’une matière complexe, en particulier lorsqu’il est question du calcul des indemnités.

Afin d’assurer une information aussi transparente et complète que possible, certains termes utilisés dans le cadre des maladies professionnelles sont expliqués ci-dessous. Certains concepts et règles de calcul sont de nature technique et s’adressent principalement aux spécialistes ou aux personnes qui souhaitent approfondir la réglementation.

Image à titre purement illustratif

  • Indemnité ou rente : quelle est la différence ?

    Sur ce site web, le terme général « indemnisation » est souvent utilisé comme terme générique pour désigner les interventions financières en cas de maladies professionnelles.
    D’un point de vue juridique, une distinction est toutefois opérée entre :

    • une indemnité en cas d’incapacité temporaire de travail, et

    • une rente en cas d’incapacité permanente de travail ou de décès.

     

    Indemnité en cas d’incapacité temporaire de travail

    Une indemnité est accordée lorsqu’il est question d’une incapacité temporaire de travail résultant d’une maladie professionnelle. Dans cette situation, une guérison ou une amélioration reste possible.

    L’indemnité vise à compenser la perte de revenus temporaire liée au fait que le travail n’est temporairement pas possible ou seulement partiellement possible.

    L’indemnité :

    • est accordée tant que l’incapacité de travail est temporaire,

    • est calculée comme un pourcentage du salaire de base,

    • prend fin lorsque l’incapacité temporaire de travail cesse ou lorsque l’état est considéré comme stabilisé.

     

    Rente en cas d’incapacité permanente de travail ou de décès

    Une rente est accordée en cas d’incapacité permanente de travail ou en cas de décès de la victime.

    L’incapacité permanente de travail signifie que l’état de santé est considéré comme stabilisé et que les conséquences de la maladie professionnelle sont durables.

    La rente vise à indemniser le préjudice résultant des conséquences permanentes de la maladie professionnelle sur la capacité de gain.

    La rente :

    • a un caractère durable ou permanent,

    • est calculée comme un pourcentage :

      • du salaire de base dans le secteur privé, ou

      • de la rémunération annuelle dans les services publics provinciaux et locaux.

  • Salaire de base

    Le salaire de base n’est pas une indemnité, mais un élément servant à calculer une indemnité, à savoir la rente.

    L’indemnité en cas d’incapacité temporaire de travail est calculée en pourcentage du salaire de base, tant dans le secteur privé que pour les administrations provinciales et locales.

    En cas d’incapacité permanente de travail ou de décès de la victime, l’indemnité est également calculée, dans le secteur privé, en pourcentage du salaire de base.
    Pour les travailleurs des administrations provinciales et locales, le calcul est alors effectué sur la base d’un pourcentage de la rémunération annuelle.

     

    Qu’est-ce que le salaire de base ?

    Le salaire de base correspond à la rémunération à laquelle le travailleur avait droit au cours des quatre trimestres complets qui précèdent la demande d’indemnisation pour une maladie professionnelle.

    Pour ce calcul, Fedris utilise les données salariales et de prestations communiquées par l’employeur à l’Office national de sécurité sociale (ONSS) via la déclaration multifonctionnelle (DmfA).

    La législation prévoit un salaire de base minimum et maximum (voir ci-dessous).

     

    Salaire hypothétique

    Lorsqu’au cours des quatre trimestres de référence, une personne :

    • n’a pas travaillé certains jours ou certaines heures, ou

    • a perçu une rémunération inférieure à la normale en raison de circonstances exceptionnelles,

    un salaire hypothétique peut être pris en compte.
    Dans ce cas, les jours pour lesquels aucune rémunération n’a été perçue sont également intégrés, afin que l’indemnité reflète de manière plus réaliste le revenu normal.

     

    Rémunération moyenne d’une catégorie professionnelle

    Une rémunération annuelle moyenne de travailleurs appartenant à une même catégorie professionnelle peut être appliquée lorsque :

    • le travail nocif a été interrompu depuis un certain temps avant la date de début de l’incapacité de travail et qu’un travail plus sain, mais moins rémunéré, a été accepté, ou

    • un changement d’employeur ou de fonction est intervenu au cours des trois années précédant la date de début de l’incapacité de travail.

     

    Cas particuliers

    1. Mineurs et apprentis

    Incapacité temporaire de travail
    Le salaire de base est calculé sur la base des rémunérations effectives, avec pour minimum le salaire de base minimum fixé.

    Incapacité permanente de travail ou décès
    Il est tenu compte de la catégorie professionnelle à laquelle la victime aurait normalement appartenu à l’issue de la minorité ou à la fin du contrat d’apprentissage.
    Le salaire de base correspond au minimum à la rémunération moyenne des travailleurs majeurs de cette catégorie professionnelle.

    2. Pensionnés exerçant une activité autorisée

    Tant en cas d’incapacité temporaire que permanente de travail, le salaire de base est calculé sur la base des prestations effectives (limitées).
    Le cas échéant, ces revenus sont plafonnés aux limites d’activité professionnelle autorisée prévues par la réglementation en matière de pensions.

    De plus amples informations concernant les pensionnés exerçant une activité autorisée sont disponibles sur le site du Service fédéral des Pensions.

    3. Travailleurs à temps partiel

    Incapacité temporaire de travail
    L’indemnité est calculée sur la base des prestations à temps partiel.

    Incapacité permanente de travail ou décès
    Les indemnités et rentes sont calculées comme s’il s’agissait d’une occupation à temps plein.

    Lorsqu’une personne travaille à temps partiel auprès de plusieurs employeurs :

    • pour l’incapacité temporaire de travail, le salaire de base correspond à la somme de l’ensemble des rémunérations à temps partiel ;

    • pour l’incapacité permanente de travail, seule la fonction exercée au moment de l’accident du travail ou de la demande d’indemnisation est prise en compte, convertie en régime à temps plein.

     

    Salaires de base forfaitaires

    Pour certaines catégories de travailleurs, des salaires de base forfaitaires sont applicables, notamment :

    • Personnes assurant l’accueil d’enfants par l’intermédiaire d’un service agréé
      → Revenu mensuel minimum moyen garanti (RMMMG) pour un travailleur à temps plein × 12 (voir ci-dessous)

    • Jeunes de plus de 18 ans en formation professionnelle de chef d’entreprise
      → Montant forfaitaire indexé annuellement (voir ci-dessous)

    • Marins de la marine marchande 

    • Marins-pêcheurs

  • Rémunération annuelle (administrations provinciales et locales)

    La rémunération annuelle n’est pas une indemnité, mais un élément servant à calculer une indemnité, à savoir la rente.

    Pour les travailleurs des administrations provinciales et locales, la rente en cas d’incapacité permanente de travail ou la rente accordée aux ayants droit d’une victime décédée est calculée en pourcentage de la rémunération annuelle.

    L’indemnité en cas d’incapacité temporaire de travail est calculée en pourcentage du salaire de base, déterminé de la même manière que dans le secteur privé.

     

    Qu’est-ce que la rémunération annuelle ?

    La rémunération annuelle correspond à la rémunération statutaire à laquelle le travailleur a droit au moment où la maladie professionnelle est constatée.

    Elle comprend :

    • le traitement proprement dit,

    • complété par les allocations ou indemnités découlant du statut financier, telles que le pécule de vacances, la prime de fin d’année et d’autres primes.

    La rémunération annuelle prise en compte pour le calcul d’une rente est plafonnée.
    Le montant maximal s’élève à 24 332,08 € (indice 1,38).

     

    Régime particulier en cas de prestations incomplètes

    Lorsque les prestations fournies sont inférieures à la durée annuelle normale de travail d’une fonction exercée à temps plein, des règles particulières s’appliquent.
    Dans ce cas, la rémunération est complétée par une rémunération hypothétique.

  • Salaire de base minimum et maximum

    La loi sur les accidents du travail fixe un salaire de base minimum et un salaire de base maximum. Ces limites concernent le salaire qui sert de base au calcul des indemnités et des rentes.

    Le salaire de base maximum détermine le montant salarial le plus élevé pris en compte pour le calcul. La partie du salaire qui dépasse cette limite n’est pas prise en considération.

    Le salaire de base minimum constitue un seuil technique au sein de la loi sur les accidents du travail. Il détermine le niveau le plus bas que peut atteindre le salaire servant de base de calcul, sans pour autant être dissocié des autres salaires minimums en vigueur.

    En pratique, le salaire de base ne peut :

    • pas être supérieur au salaire de base maximum fixé par la loi ;

    • pas être inférieur aux salaires minimums applicables découlant des conventions collectives de travail (CCT) ;

    • et en aucun cas être inférieur au revenu minimum mensuel moyen garanti (RMMMG), qui constitue le seuil absolu.

    Les montants du salaire de base minimum et du salaire de base maximum sont liés à l’indice des prix à la consommation et sont automatiquement adaptés.

    Pour les maladies professionnelles à partir du Rémunération maximale Rémunération minimale
    01.01.2026 58.096,10 € 8 666,78 €
    01.01.2025     55 841,37  € 8 330,42 €
    01.01.2024 54 743,48 € 8 166,64 €
    01.01.2023 53 087,42 € 8 006,70 €
    01.01.2022 48 084,06 € 7 252,09 €
    01.01.2021 45 711,80 € 6 970,14 €
    01.01.2020 44 817,89 € 6 833,84 €
    01.01.2019 44 330,26 € 6 833,84 €
    01.01.2018 43 460,34 € 6 699,73 €
    01.01.2017 42 270,08 € 6 568,38 €
    01.01.2016 41 442,43 € 6 439,20 €
    01.01.2015 40 927,18 € 6 439,20 €
    01.01.2014 40 927,18 € 6 439,20 €
    01.01.2013 40 927,18 € 6 439,20 €
    01.01.2012 38 564,91 € 6 188,85 €
    01.01.2011 37 808,74 € 6 067,83 €
    01.01.2010 36 809,73 € 5 948,76 €
    01.01.2009 36 809,73 € 5 948,76 €
    01.01.2008 35 099,83 € 5 717,93 €
    01.01.2007 34 411,60 € 5 605,69 €
    01.01.2006 33 403,08 € 5 495,89 €
    01.01.2005 32 748,12 € 5 388,04 €
    01.09.2004 31 578,00 € 5 282,14 €
    01.01.2004 26 410,73 € 5 282,14 €
    01.01.2003 25 893,45 € 5 178,69 €
    01.01.2002 25 386,29 € 5 077,25 €
    01.01.2001 24 888,76 € 4 977,75 €
    01.01.2000 24 400,16 € 4 880,03 €
    01.01.1999 23 921,97 € 4 784,39 €
    01.01.1998 23 921,97 € 4 784,39 €
    01.01.1997 946.080 BEF 189.216 BEF
    01.01.1996 927.540 BEF 185.508 BEF
    01.01.1995 927.540 BEF 185.508 BEF
    01.01.1994 909.360 BEF 181.872 BEF
    01.01.1993 891.510 BEF 178.302 BEF
    01.01.1992 874.050 BEF 174.810 BEF
    01.01.1991 840.090 BEF 168.018 BEF
    01.01.1990 807.480 BEF 161.496 BEF
    01.01.1989 791.640 BEF 158.328 BEF
    01.01.1988 776.130 BEF 155.226 BEF
    01.01.1987 776.130 BEF 155.226 BEF
    01.01.1986 776.130 BEF 155.226 BEF
    01.01.1985 760.890 BEF 152.178 BEF
    01.01.1984 731.370 BEF 146.274 BEF
    01.01.1983 689.160 BEF 137.832 BEF
    01.01.1982 636.690 BEF 127.338 BEF
    01.01.1981 588.210 BEF 117.642 BEF
    01.01.1980 543.420 BEF 108.684 BEF
    01.01.1979 522.300 BEF 104.460 BEF
    01.01.1978 502.020 BEF 100.404 BEF
    01.01.1977 473.070 BEF 94.614 BEF
    01.01.1976 437.040 BEF 87.408 BEF
    01.01.1975 395.850 BEF 79.170 BEF
    01.01.1974 337.860 BEF 67.572 BEF
    01.01.1973 318.360 BEF 63.672 BEF
    01.01.1972 300.000 BEF 60.000 BEF
  • Revenu mensuel minimum moyen garanti

    Le revenu minimum mensuel moyen garanti (RMMMG) est un salaire minimum qui s’applique uniquement aux travailleurs du secteur privé. Dans le secteur public, il n’existe pas de salaire minimum général comparable au RMMMG. Les rémunérations y sont fixées au moyen de barèmes légaux ou réglementaires de traitements ou de salaires, chacun comportant son propre minimum.

    Les travailleurs âgés d’au moins 21 ans qui travaillent à temps plein sous contrat de travail ont droit à un revenu mensuel minimum moyen garanti (RMMMG), indépendamment du secteur d’activité ou de la commission paritaire dont ils relèvent.

    Le RMMMG revêt une importance particulière pour les travailleurs qui ne relèvent pas d’une commission paritaire, ou qui relèvent d’une commission paritaire qui n’est pas encore constituée ou pour laquelle aucune convention collective de travail n’a encore été conclue (CCT n° 43).
    Les commissions paritaires peuvent en effet fixer, par le biais de conventions collectives sectorielles, des salaires minimums plus favorables.

    Le revenu mensuel minimum moyen garanti ne correspond pas à un salaire mensuel minimum classique. Certaines indemnités versées au cours de l’année sont également prises en compte dans le RMMMG. Ainsi, par exemple, une prime de fin d’année ou un treizième mois peut être inclus afin de vérifier si le RMMMG est respecté.

    Pour les mineurs, le RMMMG varie en fonction de l’âge (CCT n° 50).

    Pour les travailleurs à temps partiel, le RMMMG est calculé proportionnellement au régime de travail à temps partiel par rapport au régime de travail à temps plein applicable dans l’entreprise (CCT n° 35).

    De plus amples informations concernant le RMMMG ainsi qu’un aperçu actualisé des barèmes salariaux minimums sectoriels sont disponibles sur le site du Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale (SPF ETCS).

  • Salaires de base forfaitaires pour les jeunes en formation de chef d’entreprise (secteur privé)

    En principe, les indemnités en cas d’accident du travail et de maladie professionnelle sont calculées sur la base du salaire de base (secteur privé) ou de la rémunération annuelle (services publics provinciaux et locaux). Une exception est toutefois prévue pour les jeunes en formation en vue de devenir chef d’entreprise : dans ce cas, le calcul de l’indemnité ou de la rente se fait sur la base d’un salaire de base forfaitaire.

    Depuis le 1er janvier 2020, les salaires de base forfaitaires pour les jeunes en formation de chef d’entreprise sont fixés comme suit.

    • En cas d’incapacité temporaire de travail, le salaire de base forfaitaire correspond au revenu mensuel minimum moyen garanti × 12.
    • En cas d’incapacité permanente de travail, le salaire de base forfaitaire correspond au revenu mensuel minimum moyen garanti × 18.

    Ci-dessous figurent les montants forfaitaires qui étaient applicables dans le cadre de l’ancien régime d’indemnisation.

    Salaire de base forfaitaire – jeunes en formation de chef d’entreprise (ancien régime)

    Pour les accidents du travail et les maladies professionnelles à partir du Rémunérations forfaitaires de base pour jeunes en formation de chef d'entreprise
    01.01.2019 20 344,60 €
    01.01.2018 19 946,48 €
    01.01.2017 19 555,63 €
    01.01.2016 19 172,04 €
    01.01.2015 19 172,04 €
    01.01.2014 19 172,04 €
    01.01.2013 19 172,04 €
    01.01.2012 18 426,67 €
    01.01.2011 18 066,33 €
    01.01.2010 17 711,82 €
    01.01.2009 17 711,82 €
    01.01.2008 17 024,54 €
    01.01.2007 16 690,36 €
    01.01.2006 16 363,44 €
    01.01.2005 16 042,33 €
    01.01.2004 15 727,03 €
    01.01.2003 15 419,00 €
    01.01.2002 15 116,78 €

     

  • Salaire garanti

    Le salaire garanti est la rémunération que l’employeur est tenu de continuer à payer pendant une certaine période lorsqu’un travailleur est temporairement incapable de travailler en raison d’une maladie ou d’un accident.

    Il s’agit d’une obligation de l’employeur qui découle du droit du travail.
    Le salaire garanti n’est pas une indemnité de Fedris et ne constitue pas non plus une intervention de la mutualité.

     

    Quand le salaire garanti est-il dû ?

    Le salaire garanti s’applique lorsqu’une personne devient incapable de travailler pendant une relation de travail en cours.
    Les règles concrètes (durée et montant) dépendent notamment du statut (ouvrier ou employé), de l’ancienneté et de la législation du travail applicable.

    Les dispositions légales relatives au salaire garanti font partie des règles concernant la suspension du contrat de travail pour cause de maladie ou d’accident.

     

    Quel est le lien avec les maladies professionnelles ?

    En cas de maladie professionnelle, il peut exister une période durant laquelle :

    • l’employeur verse d’abord le salaire garanti, et

    • une indemnité pour incapacité de travail est ensuite accordée dans le cadre du régime des maladies professionnelles.

    Afin d’éviter une double indemnisation du même préjudice de revenus, les montants déjà versés à titre de salaire garanti sont déduits lors du paiement de l’indemnité.

     

    Compensation en cas d’arriérés

    Lorsque des indemnités sont accordées avec effet rétroactif (arriérés), la compensation s’effectue généralement dans l’ordre suivant :

    1. le salaire garanti déjà payé par l’employeur ;

    2. les éventuelles avances versées par d’autres organismes (par exemple la mutualité) ;

    3. le solde restant, qui est versé à la personne concernée.

     

    Autorité compétente

    Les règles relatives au salaire garanti relèvent du droit du travail et de la compétence du Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale (SPF ETCS).

    De plus amples informations concernant le salaire garanti et la suspension du contrat de travail pour cause de maladie ou d’accident sont disponibles sur le site du SPF ETCS.